Observatoire des inégalités
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Contre les inégalités, l’information est une arme

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Nos principes

dresser un état des lieux

Dresser un état des lieux des inégalités le plus complet possible et toujours actualisé.


comprendre les mécanismes

Publier les analyses qui permettent de comprendre les inégalités.


Toucher un large public

Diffuser le plus largement possible ces informations.

L’Observatoire des inégalités est un organisme indépendant de toute institution, entreprise privée ou autre organisation. Fondé en 2003, il dresse un état des lieux le plus fidèle possible des inégalités en France, en Europe et dans le monde. Nous donnons des clés pour comprendre la société. Nos informations sont au service du plus grand nombre.

Pourquoi avons-nous créé l’Observatoire des inégalités ?

L’Observatoire des inégalités existe parce que les services publics ne font pas dans ce domaine leur travail de mesure et de diffusion de manière satisfaisante [1]. Des progrès ont été réalisés ces dernières années, mais trop d’informations manquent ou ne sont compréhensibles que par une minorité. En soi, c’est une inégalité. Notre action vise à faire en sorte que les institutions améliorent leurs pratiques en la matière à partir d’une critique argumentée.

Surtout, nous considérons que dans de nombreux domaines le niveau des inégalités est tel que l’on peut difficilement les considérer comme justes. Ce niveau est contraire à la devise de notre République et heurte profondément nos valeurs. Les inégalités favorisent tant le scepticisme civique que le cynisme social. Leur montée constitue une menace pour la démocratie, en offrant notamment un terreau à la montée de l’extrême droite.

Notre travail est d’autant plus nécessaire que les logiques productrices d’inégalités se transforment en permanence et que l’on ne prête pas suffisamment attention à la façon dont les inégalités économiques, culturelles ou symboliques se conjuguent. Ceux qui profitent des inégalités n’ayant aucune raison de vouloir rendre le phénomène visible, l’un de nos objectifs est d’aider à lever ce voile.

Concrètement, que faisons-nous ?

Nous dressons un état des lieux des inégalités le plus complet possible dans différents domaines (revenus, éducation, emploi, etc.) ou entre catégories de population (milieux sociaux, genre, âge, etc.). La force de l’Observatoire des inégalités est de produire des éléments factuels qui doivent alimenter des débats. Notamment à travers des articles qui présentent des données sur un sujet, complétées d’une courte analyse qui porte sur la validité des chiffres, ainsi que sur leur portée. Ces éléments nous permettent notamment de construire tous les deux ans notre Rapport sur les inégalités en France.

Nous donnons des clés de compréhension des inégalités sous plusieurs formes. Principalement, il s’agit d’analyses sur des thèmes précis ou d’explications à vocation pédagogique, par exemple sur les instruments de mesure des inégalités. Une partie d’entre eux provient de textes publiés par ailleurs, que nous remettons en forme pour les rendre les plus accessibles possible.

Nous diffusons toutes ces informations par le biais de notre site Internet, mais aussi via la presse, des interventions, des journées de formation, des ouvrages et des notes thématiques. Nous sommes notamment dotés d’un programme spécialement destiné aux jeunes.

Quels sont nos principes d’action ?

L’Observatoire des inégalités est un organisme indépendant de toute organisation religieuse, de tout parti politique, syndicat ou lobby patronal. Nous refusons tout type de financement de leur part. Bien entendu, cela ne nous empêche pas de débattre avec ces organisations.

Nos informations sont au service du plus grand nombre. Convaincre les convaincus, débattre dans un entre-soi est sans intérêt. Nous nous adressons en particulier à ceux qui n’ont pas les moyens financiers ou culturels d’accéder à l’information.

L’Observatoire des inégalités est ouvert aux différentes disciplines scientifiques. Il ne se contente pas de discuter de la seule question des inégalités de revenus, mais vise à éclairer le débat bien au-delà des apports de la science économique : il est notamment nourri par la sociologie, la philosophie, l’histoire, le droit, etc.

Nous défendons l’expression d’une pluralité d’opinions pour définir les inégalités qui doivent être considérées comme justes ou injustes. Au-delà des droits, le problème n’est pas celui de l’inégalité en soi mais de la justice sociale. Nous revendiquons que s’expriment des positions morales différentes, mais celles-ci doivent être fondées sur des éléments factuels. Les prises de position sont clairement signalées comme telles.

Nous refusons une logique militante de propagande, notamment celle consistant à dramatiser une question pour se donner une plus grande visibilité. Le niveau des inégalités est souvent choquant et suscite notre indignation. Pour autant, notre état des lieux doit être le plus équilibré possible, soulignant les points d’inquiétude mais aussi les améliorations. Nous portons une critique sociale forte, ainsi qu’une réflexion critique sur cette critique, qu’il s’agisse des outils de mesure ou des points de vue.

De quelles inégalités doit-on s’inquiéter ?
Nos sociétés ne tolèrent pas l’inégalité des droits [2], comme l’indique le premier article de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. En revanche, nous acceptons largement les inégalités de revenus, d’éducation ou de modes de vie qui résultent (ou semblent résulter) de l’effort, du travail ou du mérite personnel. Personne ne revendique le nivellement, agité comme un épouvantail par les promoteurs des inégalités (ils emploient alors l’expression « d’égalitarisme »). Au-delà des droits, ce sont les inégalités « injustes » qui heurtent nos valeurs. La définition de ce caractère plus ou moins juste dépend de considérations morales, de valeurs qui différent selon chacun d’entre nous. L’Observatoire des inégalités porte un intérêt particulier à ce qui permet de faire évoluer ces valeurs, notamment à l’expression du rapport de force entre les plus favorisés et les moins favorisés dans le débat public.


[1Ignorant ainsi les orientations du rapport « Niveau de vie et inégalités », du groupe de travail du Conseil national de l’information statistique dirigé par Jacques Freyssinet et remis en 2006.

[2Avec une limite, notamment concernant les droits des étrangers.